mercredi 6 mars 2019

Lectures jardinesques 6


6è épisode des lectures jardinesques.

Oui, j'avoue, ça faisait longtemps, j'ai un peu traîné...



Un petit livre de 94 pages,
avec une jolie couverture,
en papier recyclé,
dont le titre et le graphisme m'avaient attirée.

Eric Lenoir est spécialisé en plantes aquatiques
et en aménagement de bassins,
j'ai vu quelques-unes de ses réalisations en photo
et c'était enthousiasmant, très naturel.

Je ne suis pas vraiment punk
(sauf peut-être au réveil niveau coupe de cheveux...)
mais l'idée d'Apprendre à Désapprendre,
le sous-titre du livre,
me plaisait bien.

Et j'ai effectivement appris quelques trucs.

D'abord, j'ai appris ce qui se passe lorsqu'on laisse la Nature
reprendre ses droits sur un terrain laissé à l'abandon.

Et, comme elle est bien faite, tout a une utilité,
y compris les ronces qui envahissent l'espace,
mais permettent à la forêt de pousser,
en empêchant les ruminants de grignoter les jeunes arbres
qui peuvent se développer à leur rythme sous leur ombre légère.

Eric Lenoir dresse également une liste de végétaux punk,
arbres, arbustes, grimpantes et plantes herbacées,
choisies pour être robustes, adaptables, esthétiques,
avec un intérêt écologique, alimentaire ou socio-économique.

L'auteur encourage également à réintroduire
un peu de nature dans nos villes
et l'on ne peut qu’acquiescer:
plantation des trottoirs, éco-pâturage,
composteurs et potagers collectifs
et tant d'autres initiatives à saluer...

La touche punk,
c'est de s'approprier des terrains délaissés ou des friches industrielles
et d'utiliser ces espaces pour les végétaliser
et, si possible, en profiter pour y créer du lien social.

Encore une fois, on dit OUI !

Mais je crois que je suis toujours une jardinière psychorigide,
même si je me soigne.

Mes goûts évoluent de plus en plus vers des plantations plus naturelles,
le style prairie admiré chez Oudolf par exemple,


mais, même si je fais très attention à accueillir les auxiliaires
et à respecter la nature globalement,
autant les peu ragoûtants vers de terre que les mignonnes abeilles
ou nos généreuses poulettes,
à installer de plus en plus des plantes chameau
et des récupérateurs d'eau de pluie
et, bien sûr, à ne pas traiter chimiquement,
je suis encore très loin de la nature crue, si j'ose dire.

IL Y A DU CHEMIN A PARCOURIR DONC !
CE LIVRE PARTICIPE A LA RÉFLEXION.

J'ai (re)découvert Terre Vivante,
que je connaissais sans savoir vraiment,
une enthousiasmante SCOP (rien que ça, ça me plait !) 
qui, depuis 1979,
édite de très bons ouvrages sur l'écologie au sens large


mais aussi organise des stages pratiques
qui permettent aux particuliers
ou aux gens en reconversion professionnelle
de se former dans des domaines aussi variés que l'apiculture,
la permaculture, la vannerie, la construction en terre crue etc.

Bref, tout ce en quoi je crois.

A BIENTÔT !